Une minorité musulmane cible d’un « nettoyage ethnique » en Birmanie

Les presses suisse et internationale s’alarment de la situation des Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, victime de longue date de ségrégation dans ce pays à majorité bouddhiste. La situation s’est enflammée mi-août, suite à l’attaque de plusieurs postes de police par l’Armée arakanaise du salut Rohingyas (ARSA), apprend-t-on dans le Courrier. La réplique des forces de sécurité birmane donne lieu à un « nettoyage ethnique », selon les termes de plusieurs journaux qui citent l’ONU. 400’000 Rohingyas auraient trouvé refuge au Bangladesh voisin et près de 30’000 bouddhistes et hindous birmans auraient fui l’Etat d’Arakan (ou Etat Rakhine), théâtre des violences. Ce territoire, où vivent la majorité des Rohingyas, est particulièrement sensible : il recèle des gisements de titane et d’aluminium et la Chine y a des intérêts stratégiques. Selon la TDG, cette situation géopolitique expliquerait en partie l’attitude ambiguë de la cheffe de l’Etat birman, Aung San Suu Kyi. Mme Suu Kyi a en effet tardé à prendre position sur les violences menées par les forces de sécurité et certains militants bouddhistes extrémistes et refusé un cessez-le-feu demandé par l’ARSA.

« Les Rohingyas sur le chemin de l’exode », Le Courrier, 06.09.2017
« Rangoon rejette l’offre de cessez-le-feu », Le Courrier, 11.09.2017
« Partez ou vous allez tous mourir », Le Temps, 14.09.2017
« L’ONU dénonce un nettoyage ethnique », Le Courrier, 14.09.2017
« Pourquoi Kofi Annan s’est cassé les dents sur la crise des Rohingyas en Birmanie », TDG, 22.09.2017