L’Italie affiche le taux de djihadistes le plus bas d’Europe

Le Temps se penche sur la manière dont l’Italie gère le phénomène djihadiste. Le pays n’a connu aucun attentat terroriste islamiste depuis 2001 et compte très peu de départs pour les zones de combats de la part de ses ressortissant·e·s. Interrogé par le Temps, Lorenzo Vidino, expert du djihadisme à l’Université George-Washington, explique que l’Italie s’est penchée sur le phénomène djihadiste dès les années 1990. La démographie du pays expliquerait également en partie qu’il fasse figure d’exception parmi les « grandes » nations européennes : l’immigration musulmane y ayant été plus tardive qu’au nord de l’Europe, ce n’est qu’aujourd’hui qu’une seconde génération d’Italien·ne·s musulman·ne·s apparaît. Parmi les autres facteurs évoqués, Lorenzo Vidino mentionne les méthodes développées par la police italienne durant la lutte antimafia et le terrorisme des années de plomb.

« ‘En Italie, si vous êtes radicalisés, on vous expulse’», Le Temps, 01.11.2018