BUTS ET MISSION

CIC 2.0 : Nouvelle mission

Après avoir fonctionné pendant plus de 18 ans comme un agent de prévention de dysfonctionnements et de dérives sectaires, le CIC évolue vers une interface d’échange d’information, dont le but est d’offrir des outils favorisant l’intégration, et répondant aux problèmes concrets posés par la coexistence.

Le CIC 2.0 a pour but d’apporter une expertise de qualité sur les
questions d’intégration de la différence religieuse. Il diffuse des informations pratiques et utiles permettant l’élaboration de politiques publiques justes et non discriminatoires. Il identifie et documente des enjeux de société et des controverses publiques, au carrefour de problématiques de genre, interculturelles et religieuses.

La mission initiale du CIC – l’information et la prévention – attribuée par les autorités genevoises, vaudoises, valaisannes et tessinoises, répond aux recommandations du Conseil fédéral invitant les autorités cantonales à développer des centres d’informations, mais également à la Recommandation 1412 (1999) du Conseil de l’Europe qui préconisait la création de centres diffusant une information fiable sur les mouvements religieux.

Dans un État comme la Suisse, qui garantit la liberté de croyance (art.15 Cst)
et qui connaît une diversité religieuse et culturelle et importante, le CIC 2.0 juge indispensable que les citoyens aient accès à des informations neutres. Son objectif est de réduire les mécanismes d’exclusion et les inégalités sociales, de faire cohabiter une diversité de groupes sociaux, en sensibilisant à des modes de vie différents et en valorisant le vivre ensemble (Bolzman 2012).

Pour mener à bien sa nouvelle mission, le CIC 2.0 intervient sur deux plans différents, interdépendants dans la pratique :

DOMAINES D’ACTIVITÉ

  • Les nouvelles spiritualités comme le New Age, le néo-hindouisme, le néo-druidisme.
  • Les communautés de migrants comme les hindous, les évangéliques, les orthodoxes.
  • Les minorités religieuses comme les alévis, les témoins de Jéhovah, l’Eglise des Saints des Derniers jours (Mormons).
  • Les thérapies spirituelles comme les guérisseurs, les médiums, les chamans.
  • Les pratiques religieuses comme la conversion, le port de signes religieux, l’investissement spirituel.
  • Les politiques et législations relatives aux communautés religieuses comme les critères d’exonération fiscale, les dispenses pour motif religieux, la diffusion des croyances dans l’espace public.
  • Les dérives et dysfonctionnements comme la maltraitance, la valorisation du statut de martyr, l’homophobie, le rejet de la diversité culturelle, l’exercice illégal de la médecine.