La Birmanie pourrait signer un accord avec le Bangladesh pour rapatrier ses ressortissant·e·s rohingyas

La Tribune de Genève relaye les propos des enquêteurs de l’ONU qui accusent l’armée birmane de pratiquer des viols collectifs contre les femmes et fillettes rohingyas de manière systématique. Selon une représentante de l’ONU, ces violences s’inscriraient dans un plan « visant à l’extermination et la suppression des Rohingyas en tant que groupe ». Par ailleurs, deux articles fouillés de Mediapart mettent en lumière les aspects sanitaires, écologiques et économiques de la crise humanitaire qui touche cette minorité musulmane birmane. Il est notamment rappelé que la Birmanie est encore principalement dirigée par des militaires. Aung San Suu Kyi n’est en effet entrée au gouvernement qu’en qualité de « conseillère spéciale de l’Etat ». Son silence face aux atrocités subies par les populations rohingyas avait choqué la communauté internationale. Mediapart suggère qu’il s’agirait d’un choix stratégique visant protéger le tout nouveau, et encore fragile, processus démocratique à l’œuvre dans son pays. On apprend finalement dans le Courrier que la Birmanie et le Bangladesh se sont mis d’accord sur un programme de retour des populations ayant fui l’Etat Rakhine.

« L’armée à nouveau accusée d’atrocités contre les femmes et fillettes rohingyas », La Tribune de Genève, 13.11.2017

« Réfugiés rohingyas : une catastrophe sanitaire, un désastre écologique », Mediapart, 15.11.2017

« Rohingyas : derrière la religion, le pétrole et le gaz », Mediapart, 18.11.2017

« Un accord avec le Bangladesh pour rapatrier les Rohingyas », Le Courrier, 24.11.2017