Réponse à l’interpellation sur la question des imams militaires

Extrait de l’avis du Conseil fédéral :

« L’armée est un miroir de la société. Il faut donc partir du principe que le nombre de militaires de religion musulmane a augmenté au cours des dernières années. En vertu de l’article 31 de la loi sur l’armée (LAAM; RS 510.10), les militaires ont droit à une assistance spirituelle, et cela quelle que soit leur confession. Cette assistance incombe à l’aumônerie de l’armée, qui fonde son activité sur le principe de l’oecuménisme. Cette approche a fait ses preuves au-delà des barrières confessionnelles. Sur le lieu de son incorporation, l’aumônier doit accorder une assistance spirituelle à tous les militaires.Dans ce contexte, le Conseil fédéral salue les discussions interdépartementales portant sur la manière dont il s’agira à l’avenir de gérer cette évolution. Il approuve l’idée selon laquelle tous les aumôniers de l’armée, indépendamment de leurs convictions religieuses, doivent: remplir toutes les conditions juridiques en vigueur, accepter, dans l’exercice de leur fonction, les mêmes conditions-cadres et les mêmes limites que les aumôniers de l’armée aujourd’hui en fonction. A cet égard, les conditions permettant de recruter un imam en tant qu’aumônier de l’armée au grade de capitaine ne sont pas réunies à l’heure actuelle.« 

Lire l’ensemble de l’interpellation et la réponse du Conseil fédéral.