FONCTIONNEMENT ET MÉTHODES

 

UNE APPROCHE SANS PRÉJUGÉS

Dans le respect de la liberté de croyance garantie par la Constitution fédérale (article 15), le CIC a développé une approche adaptée à son domaine de travail et à sa mission. Elle s’appuie sur quatre principes qui lui permettent d’assurer un maximum d’impartialité et d’objectivité:

 

1. La neutralité

Le CIC applique le principe de neutralité de plusieurs manières:

  • Il ne prend pas part aux controverses.
  • Il s’abstient de donner un avis sur les croyances et les pratiques religieuses. La documentation qui est délivrée comprend systématiquement plusieurs points de vue (religieux, sociologique, historique, juridique, psychologique). Au lecteur de se faire son avis!
  • Il adopte la même approche avec tous les groupes, reconnus ou controversés.
  • Il utilise un vocabulaire neutre.
  • Il applique les méthodes de travail et les techniques d’entretien des sciences humaines qui garantissent, autant que possible, l’objectivité.

 

2. Une approche socio-juridique des situations problématiques

S’appuyant sur les faits et non pas sur des rumeurs ou des préjugés, le CIC utilise une approche socio-juridique pour analyser et répondre aux situations problématiques. Il différencie trois types de situations très différentes en terme de gravité et de fréquence:

  • Les situations répréhensibles par la loi (l’exercice illégal de la médecine, la maltraitance, l’escroquerie). Ce type de dérive est heureusement rare en Suisse.
  • Les situations problématiques mais pas illégales (le manque de transparence, des statuts mal appliqués, des conflits mal gérés, le rejet de la diversité religieuse l’isolement du groupe, etc.). Ces dysfonctionnements institutionnels sont moins graves que les dérives pénales, mais plus fréquentes.
  • Les situations dérangeantes pour les personnes extérieures au mouvement religieux, mais « normales » pour les pratiquants-es (les rites initiatiques, les jeûnes, l’investissement religieux, le port de signes religieux, l’adoption d’un régime alimentaire, etc.). Ces situations d’incompréhension mutuelles ou de malentendus, souvent sources de polémiques, sont fréquentes dans une société sécularisée et multiculturelle.

Chaque situation appelle une réponse différente!

 

3. Un travail de proximité

Le CIC privilégie le travail de terrain et les relations directes avec les organisations religieuses. Il contacte régulièrement les responsables religieux et se rend à des cultes et des rencontres. Ce travail de proximité favorise l’échange d’informations. Le cas échéant, il permet de prévenir des risques de dérives.

 

4. Un travail en réseau

Le CIC échange des informations avec les différents centres d’information de Suisse, d’Europe et d’Amérique du Nord (France, Belgique, Grande-Bretagne, Canada, Etats-Unis). Il développe également des collaborations avec le monde universitaire suisse et international. En outre, le CIC coopère régulièrement avec des associations de défense des victimes et entretient des contacts fréquents avec différents spécialistes: chercheurs, médecins, psychologues, juristes et membres de mouvements religieux.