Quelles sont les principales dérives observées en Suisse?

Les plus graves sont bien sûr les maltraitances, les escroqueries ou l’exercice illégal de la médecine. Mais c’est heureusement des cas rares. Plus fréquentes sont les situations de manque de transparence, de violation de la sphère privée, de non respect de la liberté de croyance, d’homophobie ou de contestation de l’enseignement des sciences dispensé à l’école publique.

Concrètement, il est important de bien distinguer les situations qui sont dérangeantes pour les proches et celles qui pourraient être dangereuses ou problématiques pour la personne engagée. Par exemple, une fréquentation assidue d’un lieu de culte n’est pas en soi dangereuse, mais peut déranger l’organisation familiale. En revanche, le CIC considère qu’il faut s’inquiéter lorsque l’investissement financier met en péril le budget de la personne, lorsque qu’un contrat n’est pas respecté ou encore lorsqu’il y a des incitations à abandonner ses études. Dans tous les cas, le CIC privilégie une approche pragmatique.